Mes amis, le 10 mai 2009 je vais reprendre la route du Pèlerin
( La Portugaise), mais cette fois-ci avec un départ de Lisbonne la Capitale grandes du Portugal.
Je prendrais la direction de Fatima et Porto, puis Muxia après avoir passé Fisteria et naturellement pour arriver à Compostelle;
Introduction:
Au moment ou je vous écris, ça fera 18 mois que je profite pleinement d’une retraite bien méritée, après avoir travaillé 177 trimestres de bons et loyaux services.
Depuis, je profite de tous les
loisirs que l’on peut imaginer: la pétanque, le vtt, mes cours d’anglais, la marche, en parcourant à droite à gauche notre belle région, quelques
fois en solo ou avec des amis ou avec la Section Sport Pour Tous de Brunstatt.
Le Président de cette section Monsieur Jean Meyer, un infatigable manager, qui organise diverses activités de loisirs comme la Belote, le Tarot, le volet, le
Basket, le Badminton, le Tennis de table etc.. ainsi que les marches en groupe (entre 40 et 50 personnes). Sans oublier le repas convivial de midi, avec une ambiance
assurée.
Je n’oublie pas ma vie de
famille, mon épouse Christiane, mes trois filles Anne-Gaëlle (27 ans, artisan coiffeur et ses petits garçons Ibrahim de 3 ans 1/2 et Ismail 9 mois) ,
Puis Emmanuelle (30 ans, Assistante Sociale sur Strasbourg et son fils, Sileye (Jules en francais) 5 ans ) puis l’aînée Barbara (34 ans, Infirmière au C.H.Mulhouse,et son garçon Bastien
de 7 ans et deux belles petites Jumelles Manon et Léa, de 3 ans) ainsi que son époux Marc (36 ans, qui est papa nounou puisqu’il est sans
arrêt avec ses enfants).
Vous devez vous dire pourquoi le
pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle,
« mois aussi,
pourquoi ! ! ! ! ».
Une envie de repartir et cet appel qui s’est à nouveau fait sentir en moi au fil du temps, pour renouveler une telle expérience.
Certaines personnes autour de moi ne comprennent pas très bien ce nouveau projet pour mai 2009. Mes amis me regardent amusés en
répétant que ce ne peut être des vacances que de marcher autant de kilomètres. Les amis me disent que c’est un peu particulier d’y retourner.
Un pèlerin m’a même gentiment signalé d’autres lieux et chemins de pèlerinage en France et en
Espagne...
Et pourtant, mon choix n’est pas rationnel. C’est peut-être davantage un appel qui provient du fond de moi ou de plus haut. Je
sais mieux que la première fois ce qui m’attend, c’est un chemin plus difficile (dit-on) pas en distance mais en solitude qui m’appelle : le camino
Portugaise.
Il reste probablement
quelque chose en moi à travailler ou à redécouvrir au fil de cette route.
La première fois, j’ai réfléchi sur mes choix, mon humilité, ma solitude.
Cette nouvelle expérience s'aura m’apporter autre chose.
J’ai déjà lu que le besoin de repartir s’expliquait par le fait : « qu’il nous manquait à nous, pèlerin du XXIème
siècle, le retour à pied chez soi pour peu à peu réintégrer notre vie quotidienne ».
Est-ce seulement ça ? Peut-être pas......
Des amis comme Bruno de Dunkerque avec qui j’ai marché durant 43 jours via le Camino jusqu'à Compostelle, et qui repartira
cette fois-ci par la voie d’Arles en Mai 2009 ; ou Christian qui est parti de Batrrans dans le département de la Haute-Saône en 2008,et qui est reparti le 28 mars 2009 pour le
cheminla via Lemovicensis , en passant Limogeou dont le lieu de rassemblement est Vezelay.
Tous s’entendent sur un point : même s’il reste une impression de "déjà vu", l’expérience est
différente.
Un appel ailleurs en nous, qui permet d’explorer autrement le rapport avec nos frères et soeurs
chrétiens .
D’autres auteurs nous
mettent aussi en garde à propos du tracé du chemin qui ne serait peut-être pas parfaitement historique, sur certaines affirmations qu’il reste à
vérifier.
Peu m’importe, cette route m’a déjà fait vibrer et m'a permis d’avancer, non seulement d’un pas vers Santiago mais aussi
en moi et autour de moi.
Voilà ce que je comprends pour l’instant, de mon besoin de retourner sur le chemin de
Compostelle.
J’aurais probablement d’autres raisons après mon retour, qui se fera en juin 2009.
Bon, je retourne marcher, pour redonner à mes pieds la forme nécessaire !
Mais, qu’est ce qui nous
attire sur le Chemin ?
C’est la grande question !!!
Je n’y répondrais
pas, parce que la réponse est multiple et très personnelle, mais la seule chose qui est sure, c’est qu’on y est bien sur ce chemin.
Malgré la souffrance et l’effort, on en redemande. C’est une période simple qui se résume en 4 mots : marcher, manger,
dormir et la recherche de soi-même. Le reste ne compte plus.
Ceux qui ont fait le Chemin n’ont qu’une idée en tête : repartir.
J’ai marché 2236 km, avec toujours le même enthousiasme dans ma foie
personnelle jusqu'à Saint Jacques.
Si Dieu me donne le même courage et surtout la même volonté , je repartirai pour le 8 mai 2009 en partant de
Lisbonne.
Je prendrai la direction de
Fatima, Porto, Fisteria, Muxia et pour revenir sur Santiago de Compostella vers la mi juin.
Je ressens quelque chose qui m’appelle sur cette voie, mais quoi ??? Pour le moment, je ne saurais le dire.
La vie au fil du
chemin,
5 ou 2236 kms de long, 50 cm de large : combien de pèlerins ont surligné de leurs pieds ce trait, ces traits, qui dessinent leur
toile d’araignée sur les cartes d’Europe ! Les chemins vers l’Etoile !
Etonnante étroitesse et étonnante convergence de l’universalité !!!
Image d’Epiphanie ! Mais qui allons-nous ainsi adorer en ce champ d’étoiles ? Quels trésors véhiculons-nous
ainsi ?
Qu’avons-nous à déposer au terme de cette marche aimantée ??
Le pèlerin est un mage funambule, qui danse, avide de légèreté, au dessus du Niagara sur ce fil magique
!
Et nous sommes les mages même de cette magie !
Car du fil conducteur vers l’Apôtre on ne tombe pas. Peut-être, au bout, le retour vers le monde d’en bas nous fera-t-il tomber
de haut. Mais c’est faute d’un retour posément lent , vers ce monde dont il ne nous coupe pas, mais auquel il nous relie.
Comme du haut d’un sommet, à vouloir redescendre trop vite on risque la chute, qui fait perdre le bénéfice de la victoire
!
Une pèlerine a dit « Mon chemin ! Oui, chemin magique ! ».
Mais quelle est cette magie ? Est-ce la raison qui fait que tant de pèlerins ont du mal à quitter le Chemin et « récidivent »
années après années , sur cette étroite contrée de l’élargissement, qui n’a pas un mètre de large… Elle n’est qu’un « tremplin vers la Terre Promise
».
Porte étroite de l’élargissement, comme celle de Bethléem ? Oui, il y a là un véritable prophétisme du Royaume
!
Beaucoup ressentent l’intuition de ce prophétisme dans le miracle quotidien de la diversité des rencontres et de la
cohabitation : le voisin snobé, le
marginal refoulé, l’ancien
ignoré, le jeune dénigré, l’étranger inquiétant, sont sur le chemin des frères compagnons de marche.
Et le soir, dans la polyphonie des divins ronflements, le lion dort avec l’agneau, et Dieu comble chacun de ses bien-aimés
qui dorment (ou essayent).
Car le Royaume est en marche lui aussi, et ceux qui en tracent le Chemin en sont les
Prophètes.
Mais le pèlerin est encore Créateur. Il vit dans un espace qui a une direction, ses pas le libèrent de l’éternel retour, il
échappe alors au temps.
Le pèlerin progresse dans un temps droit, et va vers un avenir dont il accepte l’imprévu de la création en gémissant, où tout «
glisse, grouille et rampe » de quoi vous donner des frissons dans le dos !
Du marasme de sa vie ordinaire, le pèlerin passe à une démarche qui a un Sens. Comme Dieu, il parvient à « écrire droit avec des
lignes courbes ». Le fil du chemin devient le Fil de sa Vie.
L’hospitalier lui-même tisse sa vie de ce fil : appelé ici ou là, un peu dans un désordre géographique apparent : de
Brunstatt à Le Puy en Velay, de Conque à Saint Jean Pied de Port ou de Ronceveau, à Compostelle ou comme moi cette fois-ci en partant de Lisbonne vers Fatima, Porto, Fistéria, Muxia et
naturellement Santiago de Compostelle.
Il relie aussi les fils des pèlerins d’ici et de là, et les accroche à la toile. Non pas sédentaire, mais nomade du même
réseau, bâtisseur des noeuds de la rencontre, il est le tisserand de la toile, celui qui relie, qui fait religion, l’artisan de l’Eglise des Chemins.
Mais le Maître de la Toile, reste celui qui est le Chemin, les 3 VVV : la Voie, la Vérité et la Vie , Le Christ. Si tout
baptisé en est prêtre, prophète et roi, le pèlerin y est déjà mage, prophète et créateur ; l’hospitalier l’araignée laborieuse et agile.
Avec le recul de notre vie, lorsque l’Aube nouvelle aura déposé sa rosée sur les fils invisibles de cette œuvre universelle,
nous pourrons contempler dans toute sa splendeur, le magnifique ouvrage que nos pas réunis auront tracé !
Un simple citadin en
pèlerinage vers Compostelle.
D’après les écrits, vers l’an
800 a eu lieu le pèlerinage, ou Saint Jacques est parti au proche Orien,t pour prêcher la parole de Dieux.
Puis, il fut décapité et a été
un des apôtres martyrisés.
Vers l’an X et au XI ème
siècle, Saint Jacques de Compostelle devint l’un des plus important lieu de pèlerinage d’Espagne.
Les personnes venaient de tous
les coins de l’Europe, et partaient de chez eux seuls comme les pèlerins du Moyen Age.
Avec les ans, plusieurs chemins
et voies se sont réalisées, celle de Paris, du Vézelay, Le Puy en Velay et Arles.
Sur les quatre voies, plusieurs
hospices et chapelles d’étape se ont été réalisées.
Les rois de Navarre et du Leone,
ont construit des routes et des ponts, pour que les pèlerins puissent y passer en toute sécurité.
Mais par malheur, les brigands
de la route, qu’on appelait les « coquillards » tuaient les pèlerins pour les voler.
Plus tard, les Pèlerins avaient
comme coutume de porter un coquillage St. Jacques, qu’ils fixaient sur leurs bâtons ou leurs habits.
Plusieurs Pèlerins vont à
Compostelle à pied ou en vélo, avec un âne ou a cheval.
Chaque année, on en compte
plusieurs milliers ou même quelques dizaines de milliers de pèlerins.
Chaque pèlerin possède un
Crédential, et peut faire étape dans des relais ou des gîtes, ou même chez l’habitant .
A l’arrivé à Compostelle les
pèlerins présentent leur Crédential, ils obtiennent alors un certificat qui atteste qu’ils ont effectué le pèlerinage. ( La Compostella ).
Dans notre beau pays qu’est la
France, les chemins de Compostelle sont :
1er
Route :
La via Podiensis (1530km ) qui
tire son nom du Puy en Velay lieu de Pèlerinage marial et de grand rassemblement .Qui sera ma route de Brunstatt je rattraperais le chemin de Compostelle a Bellemagny . Sur notre région de
Wissembourg a Cluny et également un guide du chemin de Compostelle de l’Alsace en Bourgogne a été tracer et signaler par une coquille St. Jacques et
réaliser en commun avec les Jacquaires d’Allemagne du sud d’Alsace et de Franche-Comtés un grand merci a eux.
2eme
Route :
La via Lemovicensis , en passant Limogeou et ou le lieu de rassemblement est Vezelay.
3eme
Route :
La via Turonensis ( 1460 km ),le lieu de rassemblement est a Paris, à la rue du Faubourg Saint
Jacques.
4eme
Route :
La via Tolosane qui passe par
Toulouse et aussi appelée via Arletanensis, avec le grand rassemblement de pèlerins à Arles.
les
préparations :
Ce n’est pas tout, il y a
les préparations. Une des premières, c’est l’endurance à la marche.
Il faut s’entraîner régulièremen,t en 3 mois de marche, j’ai parcouru
plus de 700 km avec mon sac a dos d’une contenance de 10 kg .J’ ai pris les chemin s aux alentours de ma maison.
Puis il y a le choix des
affaires et du matériel à emporter.
Je n’aurais pas de porteur,
c’est moi la mule, alors pour les affaires de transport j’ai fait des choix selon mes critères. Les conseils de mes amis(es) Jaquaires, 100gr + 100gr + ect :=
kg
La liste sera vite faite, le
moins possible à transporter !!!!
Liste du Matériel sur
vous:
1 T-shirts respirant 1 Pantalon
1 paire de chaussette 1
caleçon
1 paire de chaussures 1
Coupe-vent
1 casquette 1 mouchoir
1 jeu de bâtons 1 sac à dos
Liste du Matériel dans
le sac a dos:
1 T-shirts respirant 1 Pantalon
1 short
maillot de bain 1
caleçon
1 paire de
chaussette été 1 paire de chaussette
1
mouchoir 1 Polaire
1 pèlerine
nylon-cross 1 paire de sandales
1 paire de
lunette de soleil 1
pancho
1 couverture
de survie 1 mini lampe frontale
1 appareil
photo numérique+pilles 1 rouleau de PQ
1 carnet de
notes + stylo 1
topo-guide
1 nécessaire
de premiers secours 1 sac a viande en soie
1 affaires de toilettes 1 couteau cuillère
1 sac a eau souple 2litres 1
fourchette
1 gourde en cas de soif ? 1 petite réserve
1 ouvre boite 1 un
casse-croûte
Sans oublier vos
papier :
-
Pieces d'identité ou passeport
- groupe sanguin
- Imprimé sécurité sociale (carte
européenne)
- carnet du pèlerin
-
portable ou carte France télécom
- topo-guide
- carnet
d’adresse
- porte document perso
- petite pochette de poitrine
- et surtout des sous
Voilà on arrive au plus
dure, la préparation en soit.
Ce sera dur a nouveau de tout laisser derrière soit, le luxe de tout
avoir a proximité du point de vue matériel et les obligation familiale et partire un pas après l’autre sans savoir si on y arrive, mais l’espoir est d’y allez le plus Loing possible sur cette
route qui rappelle il faut surtout que je fasse la synthèse de ma préparation ainsi que celle de ma famille et tous ceux qui me sont chers, je répète de te le dire Christiane que je ne t’oublie pas tu est la avec moi ainsi que mes enfants et petits enfants .
ULTREIA !! ULTREIA !!!!
Jacky68compostelle0.over-blog.fr
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